lundi 14 octobre 2013

Big Data : enjeux et opportunités pour les entreprises, retour sur la table ronde du 10 octobre

inovallée signait récemment une  double convention de partenariat avec GEM et Grenoble INP pour unir leurs forces autour de l'innovation et de l'entrepreneuriat. Et c'est ensemble qu'ils organisaient tous les trois, avec la coopération d'Orange Labs, une table ronde sur un thème qui leur tient à coeur : le Big Data. Et pour cause : communications Machine to Machine, données bancaires et/ou téléphoniques, réseaux sociaux ...ce sont au total plus de 2,5 milliards de données qui sont produites chaque année et . On comprend dès lors à quel point cela représente à la fois un challenge technologique (pour les capter, les analyser en temps réel pour en tirer des statistiques, et en projeter des prédictions probabilistes lisibles par un interlocuteur ciblé), économique (leur analyse pourrait générer en 2020 quelques 328 milliards d'euros) mais aussi managériale et éthique. L'Ecole de Management des Systèmes d'Informations de GEM et l'Ensimag lancent d'ailleurs dès l'an prochain une nouvelle formation commune pour aider les futurs ingénieurs à relever ces challenges.

Cette table ronde était également l'occasion pour Orange (partenaire de GEM sur une chaire de Recherche) de présenter l'état de ses recherches en cours. Car le Big Data est une opportunité pour le groupe à la fois :
  • d'optimiser son "core business" : l'analyse des données techniques (logs techniques, données issues des équipements) lui permettent d'identifier les sources de dysfonctionnement et d'améliorer en permanence la qualité de service et la gestion de ses ressources pour ses clients. Statisticiens, mathématiciens spécialistes des algorithmes et probabilistes travaillent au sein d'Orange Labs sur l'analyse prédictive des données, mais aussi sur le traitement de données non structurées peu compatibles avec les bases de données classiques (ex : analyse des bandes son de la hotline ou analyses vidéos).
  • de proposer de nouveaux services à ses clients, soit en direct, soit en monnayant ses données à des entreprises tiers pour développer de nouvelles applications. Car les données issues des abonnements mobiles (27 000 clients) permettent de savoir en temps réel qui se déplace où, quand, comment, à quelle vitesse, combien de temps il/elle reste à quel endroit, etc. Autant d'infos qui alimentent des applications de trafic routier, de tourisme ou de mobilité.
  • de faire des recherches plus générales sur la monétisation du BIG data : de statisticiens de haut niveau ont ainsi développé Khiops, un outil de traitement capable de faire des investigations complexes sur des formats non structurés type cookies qui permettent par exemple d'afficher dans un navigateur des contenus publicitaires ciblés sur les recherches habituelles de son utilisateur.
 Mais les données peuvent aussi servir de nobles causes, puisque dans le cadre du Challenge Data 4 Development, Orange a contribué à une grande étude en Côte d'Ivoire où les indicateurs de mobilité sont mis à disposition des universitaires pour produire des services innovants autour du Développement (ex : prévoir le déplacement des épidémies).
Enfin, Orange vient d'entamer un vrai travail de fonds avec ses partenaires pour faire évoluer considérablement le cadre du consentement des usagers à l'utilisation de leurs données : une évolution nécessaire, quand on sait que plus de 5738 plaintes ont été déposées à la CNIL en 2011...

Orange a même publié un livre blanc sur le Big Data.
Et pour aller plus loin : http://fr.slideshare.net/RFONNIER/big-data-quels-enjeux-et-opportunits-pour-lentreprise-livre-blanc-bluenove-2013